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Syrie : Houla, le massacre de trop ?

28 mai

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Après le massacre perpétré à Houla, l’opposition syrienne a vivement dénoncé l’impuissance des observateurs des Nations Unies et l’inaction de la communauté internationale et de la Ligue Arabe. Si les condamnations sont unanimes, les moyens de pression vis-à-vis du régime de Bachar al-Assad sont peu nombreux. L’émissaire de la ligue arabe et de l’ONU Kofi Annan est arrivé à Damas. Il espère enfin faire respecter un cessez-le-feu quotidiennement remis en cause.


Comment faire entendre raison à Bachar al-Assad ? Une question qui revient semaine après semaine, assaut après assaut, massacre après massacre. Celui perpétré dans la ville de Houla samedi a été d’une violence rare et a tué plus d’une centaine de personnes dont un bon tiers d’enfants. Des images clandestines de l’horreur ont émues l’ensemble de la communauté internationale. La goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase ? Rien n’est moins sûr. Kofi Anan a bien été dépêché en urgence sur place mais ses moyens sont limités. A son arrivée à Damas, il a annoncé vouloir avoir une discussion « franche et sérieuse » avec le président Assad, renouvelé sa demande aux deux parties de résoudre la crise et de faire taire les armes conformément à son plan. Pas de quoi réellement faire trembler le pouvoir.

Le plan Annan en péril
L’opposition syrienne, elle, a réclamé « avant qu’il ne soit trop tard des moyens efficaces d’autodéfense ». Le Conseil national syrien s’est dit déçu une nouvelle fois par les Nations Unies qui n’a pu faire mieux qu’une déclaration non contraignante en réaction au massacre de Houla. Le bras armé de l’opposition, l’armée syrienne libre (ASL) a quant à elle menacé de faire une croix sur le plan Annan en l’absence de réaction forte du côté de l’ONU. Les appels aux armes se multiplient du côté des rebelles et risque de justifier l’abandon du cessez-le-feu du côté de l’armée syrienne.

L’inquiétude des Occidentaux
La Syrie reste donc une poudrière et une source de grande inquiétude pour le secrétaire général des Nations Unies. Pour Ban Ki-Moon, les opposants au régime de Bachar al-Assad contrôlent désormais des parts « importantes » de certaines villes. Il redoute également la présence d’une « troisième force » terroriste sur le territoire syrien, le nombre d’attentats à la bombe ayant beaucoup augmenté. Le secrétaire général des Nations Unies craint désormais un conflit à grande échelle. De fait, sans intervention extérieure, la guerre civile en Syrie pourrait durer très longtemps. Selon l’OSDH, 12.000 personnes ont déjà perdu la vie en Syrie depuis le début de la révolte, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales.

Evelyne Herber pour ARTE Journal

 

Photo © SHAAM NEWS NETWORK / AFP


LIEN

La France et l’Allemagne expulsent leurs ambassadeurs de Syrie (Article dans lemonde.fr).

 

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