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Obama menace Assad

22 août

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Barack Obama évoque, pour la première fois, une intervention militaire en Syrie en cas d’utilisation d’armes chimiques par Bachar el-Assad. Le président américain craint que la Syrie ne s’en prenne aux proches alliés des Etats-Unis comme Israël. Une menace aussitôt rejetée par la Syrie.

 

Lors d’une conférence de presse, Barack Obama a déclaré que le déplacement ou l’utilisation d’armes chimiques auraient de très graves conséquences. Selon lui, la question de ces armes ne concerne pas seulement la Syrie, mais aussi les proches alliés des Etats-Unis dans la région, comme Israël. Le président américain craint que des armes chimiques ou biologiques ne tombent entre de mauvaises mains, évoquant une « ligne rouge » à ne pas dépasser.

« Des arguments creux de campagne électorale »

Le gouvernement syrien a qualifié la menace de Barack Obama d’arguments de campagne dénués de tout fondement. L’agence officielle du régime, Sana, a écrit mardi que la menace américaine s’inscrivait « dans le bras de fer qui oppose le candidat républicain Mitt Romney au démocrate Barack Obama« . Au cours de sa campagne, le candidat républicain a d’ailleurs promis qu’il apporterait tout son soutien à Israël.

L’arsenal syrien, une menace de poids

La Syrie disposerait du plus grand arsenal chimique au Proche-Orient, notamment de gaz moutarde, de gaz neurotoxique Sarin et d’agents de guerre chimiques. Un fait reconnu mi-juillet par le régime de Bachar al-Assad lorsque l’opinion internationale s’était inquiétée d’un éventuel usage de ces armes contre les insurgés. Le président syrien avait alors répondu qu’il n’utiliserait jamais ces armes contre son propre peuple, mais seulement en cas « d’attaque provenant de l’extérieur« .

Inquiétudes sur une propagation des armes

De son côté, Israël avait exprimé son inquiétude, il y a plusieurs semaines, que des armes de destruction massives syriennes puissent tomber entre les mains des islamistes du Hezbollah libanais chiite, allié du régime de Damas. Un scénario qualifié par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liebermann comme « un motif de guerre clair et net« . Autre pays sur le qui-vive : la Jordanie craint qu’Al-Qaïda puisse s’approprier des armes chimiques à la faveur des combats.

 

Frank Dürr/ARTE Journal


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