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	<title>Le monde arabe en révolution &#187; Journal de bord collectif &#8211; Un an après</title>
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		<title>Susanne Sterzenbach : « Cette révolution a permis aux femmes de reconquérir leur pouvoir »</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 16:35:17 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Journal 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de bord collectif - Un an après]]></category>
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		<description><![CDATA[Les femmes ont particulièrement attiré l’attention des medias lors des manifestations au Yémen : des milliers d’entre elles ont pris part aux défilés, toutes de noir vêtues, de la tête aux pieds comme il est de coutume désormais dans ce pays. Autrefois, elles arboraient de longues tuniques imprimées de couleurs vives. On en voit, parfois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes ont particulièrement attiré l’attention des medias lors des manifestations au Yémen : des milliers d’entre elles ont pris part aux défilés, toutes de noir vêtues, de la tête aux pieds comme il est de coutume désormais dans ce pays. Autrefois, elles arboraient de longues tuniques imprimées de couleurs vives. On en voit, parfois encore, dans la vieille ville.<span id="more-13449"></span></strong></p>
<p>Ici, celles qui se contentent d’un foulard et se promènent à visage découvert, sont considérées comme non voilées. Nous allons à la rencontre de femmes, toutes très différentes les unes des autres. Un professeur de karaté &#8211; avec son foulard -, une banquière &#8211; voilée -, et une ingénieure en aéronautique, qui porte un foulard, elle aussi. Toutes trois se disent satisfaites du statut dont elles jouissaient sous l’ancien gouvernement. Elles soutiennent le président Saleh, et redoutent que leurs prérogatives &#8211; tant leur liberté que leur vie professionnelle &#8211; ne soient menacées en cas de retour en force des islamistes au pouvoir.</p>
<p>Au campement des révolutionnaires, nous allons à la rencontre de Nadia, femme d’affaires et spécialiste internet, indépendante politiquement. Elle a bravé son père, conservateur convaincu, pour venir travailler de jour dans ce campement de l’opposition. Nadia photographie tout : les manifestations, les interventions de la police, les victimes &#8211; blessées ou mortes &#8211; et publie ses clichés la nuit sur le net.</p>
<p>Nabiha, journaliste, nous invite à venir chez elle. Jusqu’à présent elle travaillait pour une agence de presse, mais le bâtiment qui abritait l’agence a été sérieusement ravagé lors de tirs croisés. Nabiha n’est pas favorable aux manifestations ; pourtant elle rêve d’un Yémen nouveau et moderne, où elle pourrait lancer sa propre émission de télévision.</p>
<p>Nous cherchons en vain, parmi les protestataires, Tawakoul Karman, prix Nobel de la Paix. Activiste engagée en faveur des droits de l’homme, membre du Parti islamiste Al Islah &#8211; Parti Yéménite pour la Réforme &#8211; elle parcourt les Etats-Unis et l’Europe pour y donner des conférences. Elle veut mobiliser l’opinion publique en faveur d’un changement politique au Yémen, et de la création d’une commission internationale chargée d’enquêter sur les actes de barbarie perpétrés par l’ancien gouvernement du Président Saleh. Selon certaines rumeurs, Tawakoul Karman envisagerait de se désolidariser de Al Islah afin de fonder son propre parti, politiquement proche de la jeune dissidence. Pour la rencontrer nous partons à Berlin, dans les locaux de la Fondation Friedrich Ebert. C’est une femme déterminée et éloquente qui nous reçoit, ses idéaux politiques sont on peut plus clairs : elle réclame un état de droit, la démocratie et l’égalité des droits. Selon elle, « cette révolution a permis aux femmes de reconquérir leur pouvoir. Rappelons que deux femmes ont jadis régné sur le Yémen : Bilqis, reine de Sabba, et Arwa. C’était l’âge d’or au Yémen». Aux femmes qui ont peur des mutations politiques, elle rétorque que « le plus gros obstacle pour nous les femmes, c’est la famille, surtout dans les sociétés arabes. Lorsque nous l’aurons franchi, tout nous sera possible».</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach3b.jpg"><img class="aligncenter" title="sterzenbach3b" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach3b.jpg" alt="" width="600" height="338" /></a></p>
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<p><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio_sterz.jpg"><img class="alignleft" title="bio_sterz" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio_sterz.jpg" alt="" width="150" height="143" /></a>Susanne Sterzenbach</strong> <br />Susanne Sterzenbach fait ses études en traduction à Mainz et Munich. En 2011 elle était correspondante pour l’émetteur de télévision allemand ARD en Afrique de Nord. En 2004 elle retourne à Stuttgart où elle travaillera pour les émetteurs de télévision SWR et ARD.</p>
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		<title>Susanne Sterzenbach : « Les couverts sont exclusivement réservés aux étrangers »</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 15:34:32 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Journal 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de bord collectif - Un an après]]></category>
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		<description><![CDATA[ La gastronomie est, elle aussi, grandiose : c’est un mélange de cuisine orientale et indienne. Des mezze ; une succession d’entrées diverses et variées, comme en Jordanie ou au Liban suivies de gros poissons pêchés en Mer d’Oman. Pour les Yéménites, tout vrai repas comporte une potée épicée à base d’agneau ou de poule accompagnés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> La gastronomie est, elle aussi, grandiose : c’est un mélange de cuisine orientale et indienne. Des mezze ; une succession d’entrées diverses et variées, comme en Jordanie ou au Liban suivies de gros poissons pêchés en Mer d’Oman.</strong></p>
<p><span id="more-13402"></span>Pour les Yéménites, tout vrai repas comporte une potée épicée à base d’agneau ou de poule accompagnés de haricots, le tout mijoté dans un plat d’argile dont le fond est noirci par le feu.</p>
<p>Outre les soupes, plats de crevettes, viandes en petits morceaux mélangées avec des pommes de terre, on mange aussi des dips au yaourt épicé ou au fromage. Des plats complétés par du pain en galettes &#8211; de blé ou de maïs &#8211; et une autre sorte de pain très typique contenant des dattes.<br />Ici on consomme viandes et légumes sur des morceaux de galettes de pain. Les couverts sont exclusivement réservés aux étrangers. Les restes sont ensuite rassemblés sur une nappe de table en plastique avant d’être débarrassés.</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach2a.jpg"><img class="aligncenter" title="sterzenbach2a" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach2a.jpg" alt="" width="600" height="752" /></a></p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach24.jpg"><img class="aligncenter" title="sterzenbach2" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach24.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach2B3.jpg"><br /></a></p>
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<p><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach2B5.jpg"><br /></a></p>
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<p><strong><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio_sterz.jpg"><img class="alignleft" title="bio_sterz" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio_sterz.jpg" alt="" width="150" height="143" /></a></strong>Susanne Sterzenbach</strong> <br />Susanne Sterzenbach fait ses études en traduction à Mainz et Munich. En 2011 elle était correspondante pour l’émetteur de télévision allemand ARD en Afrique de Nord. En 2004 elle retourne à Stuttgart où elle travaillera pour les émetteurs de télévision SWR et ARD.</p>
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		<title>Susanne Sterzenbach : « Qui tire sur qui, ici ? »</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 15:03:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-multimedia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de bord collectif - Un an après]]></category>
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		<description><![CDATA[Aéroport de Sanaa ; il est six heures du matin. Tout va très vite : visa en poche, nous avons repéré le collaborateur du ministère de l’intérieur chargé de nous suivre lors de notre séjour. Les douaniers veulent savoir pourquoi nous n’avons pas emmené de moyens d’émission satellite pour la diffusion de nos directs. Nous leur répondons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aéroport de Sanaa ; il est six heures du matin. Tout va très vite : visa en poche, nous avons repéré le collaborateur du ministère de l’intérieur chargé de nous suivre lors de notre séjour. Les douaniers veulent savoir pourquoi nous n’avons pas emmené de moyens d’émission satellite pour la diffusion de nos directs. Nous leur répondons que ne sommes pas venus ici pour couvrir l’actualité, mais pour tourner des sujets-magazine pour ARTE. Cela tombe bien.</strong></p>
<p><span id="more-13381"></span>L’après-midi même, nous faisons la connaissance de Nadia, chargée d’internet au campement des manifestants installé devant l’université. C’est elle qui nous guidera au sein du mouvement de contestation ; elle nous explique quels partis et quelles tribus campent ici, et où les trouver. Nous avons carte blanche pour tourner où nous voulons, personne ne nous en empêchera. Le représentant du ministère de l’intérieur n’est cependant jamais très loin ; il veille, discrètement.</p>
<p>La nuit tombée, des tirs résonnent sur Sanaa. De l’hôtel, on les entend distinctement. La voiture de notre organisateur yéménite en fait les frais, elle a été touchée par des balles perdues. Et c’est le même scénario chaque nuit. Qui tire sur qui, ici ? Les troupes gouvernementales ont pour cible les unités dissidentes de l’armée, et vice versa. La révolution semble échapper aux jeunes Yéménites indépendants politiquement. Leur lutte était fondée sur la volonté de promouvoir la démocratie. Mais aujourd’hui, tout se joue entre factions &#8211; rivales depuis la nuit des temps au Yémen &#8211; et qui s’affrontent surtout pour le pouvoir et la richesse.</p>
<p>La complexité de la situation est telle qu’il nous faudra quelques jours pour dresser un état des lieux. Si l’on occulte ce climat politique pour le moins tendu, nous sommes tous tombés sous le charme de Sanaa et de sa ville ancienne extraordinaire, véritable bijou créé par la main de l’homme. La beauté des lieux invite à partager cet émerveillement. Partout, on nous offre l’hospitalité ; et je sais que si j’avais décidé de ne pas porter de foulard, personne ici ne m’en ferait la remarque.</p>
<p> <a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach1a.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13891" title="sterzenbach1a" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach1a.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
<p><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach1b.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-13893" title="sterzenbach1b" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/sterzenbach1b.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
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<p><strong><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio_sterz.jpg"><img class="alignleft" title="bio_sterz" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio_sterz.jpg" alt="" width="150" height="143" /></a></strong>Susanne Sterzenbach</strong> <br />Susanne Sterzenbach a fait ses études en traduction à Mainz et Munich. En 2011 elle était correspondante pour l’émetteur de télévision allemand ARD en Afrique de Nord. En 2004 elle retourne à Stuttgart où elle travaillera pour les émetteurs de télévision SWR et ARD.</p>
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		<title>Stefan Buchen : « Qui est au pouvoir dans la nouvelle Libye ? »</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 16:12:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>st-multimedia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de bord collectif - Un an après]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce tournage à travers la Libye &#8211; deux mois après la chute de Kadhafi  &#8211; nous a réservé bien des surprises. Elles sont révélatrices de cette période de transition, intervenue après une guerre de huit mois. La première fois que mon cameraman Juan-Pablo Mondini et moi-même avons atterri à Misrata, c’était en avril dernier, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce tournage à travers la Libye &#8211; deux mois après la chute de Kadhafi  &#8211; nous a réservé bien des surprises. Elles sont révélatrices de cette période de transition, intervenue après une guerre de huit mois.</strong></p>
<p><span id="more-13317"></span>La première fois que mon cameraman Juan-Pablo Mondini et moi-même avons atterri à Misrata, c’était en avril dernier, les combats faisaient rage. Cette ville méditerranéenne &#8211; alors encerclée par les troupes de Kadhafi &#8211; était la cible de bombardements. Les insurgés armés défendaient les quartiers de la ville qui avaient été libérés lors de combats, au prix de pertes humaines très lourdes. Nous étions arrivés ici par voie de mer en transitant par Malte, seul accès possible. Pendant une semaine, nous avons couvert le conflit en direct de Misrata aux côtés des rebelles. A l’époque, les journalistes étaient les bienvenus, il s’agissait en effet d’informer le monde du désespoir, de la misère et de la mort qui sévissaient dans la ville. Les insurgés acceptaient notre présence sur le front et n’hésitaient pas à répondre à nos questions.  </p>
<p>Le hasard nous fait rencontrer à nouveau l’un de leurs chefs rebelles, qui avait répondu à nos questions. Nous le voyons sortir de sa jeep de l’armée, la barbe soignée, accompagné de ses gardes du corps. Ces derniers nous scrutent avec méfiance lorsque je l’aborde. « salam ‘aleikum &#8211; Souvenez-vous, on vous a rencontré en avril l’an dernier. Où en êtes-vous, maintenant ? ». L’homme nous éconduit. « Je ne donne plus d’interviews ». Il n’en dira pas plus avant de remonter à bord de la jeep.</p>
<p>Cette scène est révélatrice de l’opacité de la situation à Misrata. Qui détient le pouvoir dans la nouvelle Libye ? La ville marquée par ses blessures est pourvue d’un conseil civil local et d’un conseil militaire gérés par des représentants connus. Mais on dirait qu’ils n’ont pas le droit à la parole. Le pouvoir semble reposer entre les mains d’hommes qui subitement refusent d’être filmés, comme le chef rebelle. « On ne va pas rendre les armes au gouvernement de transition », voilà ce que nous confie un opposant farouche de Kadhafi originaire de Misrata, que nous avions également interrogé en avril. « On va juste donner une kalachnikov par homme pour la forme. Mais on va en garder deux chez soi, juste au cas où ».</p>
<p>On estime que les rebelles de Misrata ont mis la main sur un butin de guerre de 400 chars en état de marche. Certains sont stationnés aux portes de la ville. En signe de reconnaissance, Al-Kib, premier ministre du gouvernement de transition a nommé un homme de Misrata ministre de l’intérieur pour avoir joué un rôle prépondérant dans la victoire contre Kadhafi. Reste à savoir si de telles mesures vont suffire à réduire les tensions entre le gouvernement civil de transition à Tripoli et les rebelles armés disséminés un peu partout dans le pays : ces derniers se sentent en effet brimés dans la nouvelle répartition du pouvoir. <br />Autre découverte sur le campus universitaire de Tripoli : ici même, peu après la libération de la capitale, nous avions rencontré des étudiants, opposants de Kadhafi, qui avaient été incarcérés. Trahis par des sbires du gouvernement infiltrés sur le campus, ils avaient payé le prix fort pour leur participation aux insurrections. En effet, les agents de Kadhafi maintenaient l’université sous haute surveillance ; il s’agissait d’étouffer la révolte dans l’œuf. Aujourd’hui, les fidèles du Colonel ont disparu. Nous découvrons également qu’un nouveau comité de surveillance a vu le jour : le comité d’exhortation du bien et d’interdiction du mal. Un concept hérité du Coran ; les talibans avaient un ministère au nom similaire en Afghanistan. Même chose en Arabie Saoudite : un organe officiel du gouvernement porte cette dénomination. Dans les pays islamistes ultra conservateurs, ce sont des organes de surveillance chargés du maintien de le la morale publique. On retrouve le même phénomène sur le campus de Tripoli. Des étudiantes en témoignent : le nouveau comité veillerait à ce que l’islam soit respecté au doigt et à l’œil. « Vous avez un exemple ? » « Eh bien, garçons et filles n’ont pas le droit de s’approcher de trop près ». Ces étudiantes estiment que cette nouvelle forme de surveillance est une bonne chose. Comment avoir l’impression qu’un vent de nouveauté souffle sur le campus ?</p>
<p>Mais une surprise de taille nous attend dans un quartier en ruines à l’extérieur de Tripoli : nous allons à la rencontre de jeunes, qui ont baptisé leur groupe « la révolution en rap ». Tous les quatre se sont découvert une véritable passion pour le rap, et cela fait trois ans qu’ils se produisent devant un arrêt de bus, faute de trouver un autre lieu. Ils n’ont jamais pu donner de concert officiel, n’ont pas sorti d’album non plus, alors qu’ils ont du talent à revendre. Leurs textes, inspirés de la vie de tous les jours, sont écrits en dialecte libyen. Ils ont commencé à critiquer le régime bien avant que ne déferlent les vagues d’insurrection. Aujourd’hui, ils revendiquent « la révolution après la révolution », dénoncent la circulation d’armes en profusion et la cupidité de ceux qui raflent les postes lucratifs de la nouvelle Libye. Ils se consacrent actuellement aux préparatifs de leur première tournée dans le pays libéré. Reste à leur souhaiter qu’elle verra le jour.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/buchen-text1.jpg"><img class="aligncenter" title="buchen-text1" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/buchen-text1.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
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<p><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio-buchen2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13592" title="bio-buchen" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio-buchen2.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p><strong>Stefan Buchen</strong><br />Stefan Buchen a étudié le Français, l’Arabe et la littérature arabe. Depuis 1995 il est correspondant à Jérusalem. En 2000 il avait un poste de stagiaire chez la NDR, une institution des médias allemande. Buchen a publié beaucoup de reportages sur l’Irak, l’Iran et la Palestine. En 2011, il est désigné comme reporter de l’année et reçoit le prix <a href="http://www.presseportal.de/pm/6561/2107823/stefan-buchen-bekommt-preis-fuer-die-freiheit-und-zukunft-der-medien" target="_blank">&laquo;&nbsp;Preis für die Freiheit und Zukunft der Medien&nbsp;&raquo;</a> (2011)</p>
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<p><a href="http://panorama.blog.ndr.de/author/buchens/" target="_blank">Le blogue de Stefan Buchen</a></p>
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		<title>Stefan Buchen : « Ce que les islamistes libyens visent, c’est le pouvoir »</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 16:10:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>sabine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de bord collectif - Un an après]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’exemple de la Tunisie et de l’Egypte, les islamistes libyens n’ont pas été le moteur du soulèvement contre la dictature du Colonel. C’est surtout la jeune génération, qui en Libye a déchaîné la vague de protestation dans la rue. Elle a été menée par les activistes sur internet et les défenseurs des droits civiques.Lorsque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l’exemple de la Tunisie et de l’Egypte, les islamistes libyens n’ont pas été le moteur du soulèvement contre la dictature du Colonel. C’est surtout la jeune génération, qui en Libye a déchaîné la vague de protestation dans la rue.</strong></p>
<p><span id="more-13302"></span> Elle a été menée par les activistes sur internet et les défenseurs des droits civiques.<br />Lorsque l’appel de la liberté a été lancé, la réponse a fusé dans la violence. Dès lors, les manifestants ont exigé la « chute du régime ». Tout s’est passé en quelques jours, et à partir de fin février 2011, les combats faisaient rage entre les insurgés armés &#8211; certains avaient pillé l’arsenal militaire de Kadhafi &#8211; et les troupes gouvernementales ; des affrontements qui ont duré huit mois jusqu’à la fin brutale de Kadhafi. Entre temps, les islamistes s’étaient infiltrés toujours plus nombreux dans les rangs des insurgés. Au début ils se sont fait remarquer sur le front de l’Est, près de Benghazi, en prêtant une main secourable à la distribution de denrées alimentaires aux combattants. Lors de la conquête du QG de Kadhafi à Bab al-Aziziya, c’est Abdel Hakim Belhadj, vétéran de l’Afghanistan, qui a mené l’offensive militaire. Propulsé chef du conseil militaire de Tripoli, il est devenu l’un des hommes les plus puissants de la nouvelle Libye.</p>
<p>Comme en Tunisie et en Egypte, les islamistes essaient de se hisser jusque dans les hautes sphères du pouvoir en Libye. Ils n’ont pas perdu leur temps. C’est ce que nous avons constaté à Tripoli : ils ont en effet investi l’ancienne académie militaire de Kadhafi, bâtiments et terrains d’entraînement compris. Dans le but avoué, je cite, « de fonder une Garde nationale chargée de surveiller les zones frontalières et côtières, les gisements de pétrole, les banques et autres installations qui présentent un intérêt stratégique » : voilà ce que nous dit l’un de leurs chefs au visage mangé par la barbe. « La requête a été déposée auprès du Conseil National de Transition, qui l’a approuvée ». C’est aussi simple que cela, dans la nouvelle Libye. Ils sont déjà des milliers de jeunes hommes à s’entraîner au tir avec leurs kalachnikovs et autres armes d’assaut. Et tant pis pour l’absence de solde : ils espèrent être bientôt recrutés officiellement au sein de cette nouvelle milice.</p>
<p>Leur chef s’appelle Khalid al Charif, ex membre du GICL &#8211; Groupe Islamique des Combattants Libyens -, branche libyenne du djihad. Ses officiers malmènent les recrues sur un parcours parsemé de barres, de tranchées et d’échelles (de corde) : tout cela rappelle étrangement les camps d’entraînement d’Al Qaïda. Il y a encore peu de temps, la plupart de ces commandants croupissaient dans les geôles de Kadhafi. Après la défaite des Soviétiques en Afghanistan, ils étaient revenus en Libye pour reprendre le combat aux côtés du despote local, sans succès. Certains, comme Belhadj, avaient choisi de rester dans la nébuleuse des talibans et d’Al Qaïda. Arrêtés après 2001 par les Américains, ils ont été livrés en pâture à Khadafi suite à un vol d’extradition. Conscient que ces prisonniers jouissaient du statut de martyr, le Colonel a alors tenté de trouver un compromis avec les islamistes, en chargeant son fils Saif al-Islam de négocier avec les prisonniers. Cela a fait grand bruit : de nombreux islamistes, et, parmi eux, Belhadj, sont sortis de prison.  En compensation, ils se sont dit prêts à mettre fin au djihad contre le régime &#8211; une manière d’assurer la trêve à Kadhafi. Un pavé d’environ 400 pages, contenant des théories politico-théologiques, relate ce revirement sous le titre pompeux d’ « Etudes correctives sur la signification du djihad, de la morale publique et de l’art de gouverner ». C’est donc peu de temps avant la révolution en Libye que les islamistes ont fait la paix avec Kadhafi.</p>
<p>Il n’est pas étonnant qu’en moins de douze mois, ils aient été pris au dépourvu par les événements ; ils avaient besoin d’un peu de temps pour s’organiser avant de se joindre à la révolution. Et, pourquoi pas, jouer des coudes pour se frayer un chemin jusqu’en haut. Cet épisode semble aujourd’hui provoquer la gêne des islamistes, c’est un sujet qu’ils n’aiment pas aborder. Ils préfèrent passer pour des opposants de toujours au régime de Kadhafi. Plus intéressant encore, le président du CNT, Mustafa Abdel Jalil, coince les islamistes qui s’étaient engagés, du vivant du Colonel, à renoncer à la violence. Une mesure que Mustafa Abdel Jalil dit vouloir  appliquer dans la nouvelle Libye. Précisons qu’à l’époque où ce compromis avait été conclu, Mustafa Abdel Jalil était ministre de la justice de l’ancien despote ; aujourd’hui il affirme à qui veut l’entendre qu’en Libye, on professera désormais un islam modéré. A quoi donc va servir la nouvelle Milice Nationale, créée par les ex-chefs du GICL ? Va-t-elle simplement servir de police des frontières, dont le rôle est d’assurer la protection du pays ? Ou s’agira-t-il en fait de la branche armée des islamistes libyens, qui pourrait émerger au sein de luttes intestines ? De cette question dépend vraisemblablement l’avenir du pays.</p>
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<p><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio-buchen2.jpg"><img class="alignleft" title="bio-buchen" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/bio-buchen2.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p><strong>Stefan Buchen</strong><br />Stefan Buchen a étudié le Français, l’Arabe et la littérature arabe. Depuis 1995 il est correspondant à Jérusalem. En 2000 il avait un poste de stagiaire chez la NDR, une institution des médias allemande. Buchen a publié beaucoup de reportages sur l’Irak, l’Iran et la Palestine. En 2011, il est désigné comme reporter de l’année et reçoit le prix <a href="http://www.presseportal.de/pm/6561/2107823/stefan-buchen-bekommt-preis-fuer-die-freiheit-und-zukunft-der-medien" target="_blank">&laquo;&nbsp;Preis für die Freiheit und Zukunft der Medien&nbsp;&raquo;</a> (2011)</p>
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<p><a href="http://panorama.blog.ndr.de/author/buchens/" target="_blank">Le blogue de Stefan Buchen</a></p>
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		<title>Lourdes Picareta : « Quels bouleversements en Tunisie ? »</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 13:54:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Oui, des bouleversements, il y en a eu : les journalistes sont libres de poser leurs pieds de caméra et de faire leur travail de reporters. C’est l’un des grands acquis de la Révolution du Jasmin. Les gens peuvent à présent se rassembler librement et discuter de politique sur la voie publique. Avant, c’était impossible. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Oui, des bouleversements, il y en a eu : les journalistes sont libres de poser leurs pieds de caméra et de faire leur travail de reporters. C’est l’un des grands acquis de la Révolution du Jasmin. Les gens peuvent à présent se rassembler librement et discuter de politique sur la voie publique. Avant, c’était impossible. Même en privé, il fallait d’abord mettre la musique à fond pour parler politique.</strong><span id="more-13358"></span></p>
<p>Quels espoirs peut apporter cette révolution ? Quels en sont les dangers ? Que l’on se projette prudemment ou que l’on ait peur, l’espoir de démocratie est bien ancré ; nombreux sont ceux qui craignent que les élections ne se déroulent dans un bain de sang, ils ont peur que les gens ne se fassent manipuler. Ils ne croient pas vraiment en une menace islamiste. Une grande majorité de femmes sortent voilées, aussi à Tunis ; mais les gens ici considèrent cela davantage comme une mode qu’une réaction à une pression religieuse qui dure depuis des années. Ils n’y voient pas le signe d’une conviction religieuse. Certains en revanche sentent peser la menace d’une contre révolution ; avec le danger que la rédaction d’une nouvelle constitution ne voie jamais le jour.</p>
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<p> <a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/lourdes_text2b.jpg"><img title="lourdes_text2b" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/lourdes_text2b.jpg" alt="" width="600" height="300" /></a></p>
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<p><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/Bio-Lourdes2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13596" title="Bio-Lourdes" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/Bio-Lourdes2.jpg" alt="" width="146" height="146" /></a></strong></p>
<p><strong>Lourdes Picareta</strong> vient du Portugal et a fait ses études de philologie allemande et d’histoire en Allemagne. Depuis 1983 elle travaille à la pige pour le SWR, une chaîne de télévision allemande. Elle est mère de deux garçons et est de nationalité portugaise-grec, car elle a épousé un homme grec. Les deux ont choisi l’Allemagne comme pays d’adoption.</p>
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		<title>Lourdes Picareta: « La révolution : il s’est passé quelque chose ici ? Où est donc passée la révolution ? »</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 15:01:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’esprit de la révolution ne souffle plus. C’est ce qui frappe en premier quand on débarque à Tunis : toute trace visible de révolution s’est évaporée. Les murs ont été badigeonnés de blanc ; les autocollants, banderoles et autres graffiti ont disparu.  On remarquera en revanche un nombre incalculable de petits cadres noirs différenciés par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’esprit de la révolution ne souffle plus. C’est ce qui frappe en premier quand on débarque à Tunis : toute trace visible de révolution s’est évaporée. Les murs ont été badigeonnés de blanc ; les autocollants, banderoles et autres graffiti ont disparu.</strong> <span id="more-13342"></span></p>
<p>On remarquera en revanche un nombre incalculable de petits cadres noirs différenciés par des numéros, et rangés dans l’ordre sur les murs blanchis de Kasra. C’est là que doivent être placardées les quelques 1750 listes candidates, chacune se réclamant de l’un des 114 partis politiques… 114 ? C’est bien ce qu’on nous confirme : quelques 114 partis pour une population de sept millions d’électeurs.</p>
<p>Question, premièrement, de stratégie du pouvoir sortant : il s’agit de diviser pour mieux régner. D’autre part, les partis d’opposition d’hier sont incapables de s’unir. Enfin, on assiste à l’émergence de nombreux nouveaux partis bien décidés à se démarquer. Il y a pourtant de quoi s’inquiéter, nombreux sont les défenseurs des droits de l’homme à dénoncer qu’« en Tunisie, on continue de torturer. C’est un peu l’histoire d’Ali Baba et les 40 voleurs. Ali Baba &#8211; Ben Ali &#8211; n’est plus là. Mais les 40 voleurs continuent à oeuvrer dans les hautes sphères du pouvoir. Ils sont toujours aussi influents». Et, non, ce n’est pas de la propagande. En atteste ce jeune de 17 ans originaire de Tunis. Il a été arrêté au cours d’une manifestation bien après le 14 janvier. Et il a été soumis à la torture. Résultat, aujourd’hui, il ne peut plus écrire, ne serait-ce que son nom. Son avocate &#8211; qui affirme être sous écoute permanente &#8211; détient toutes les preuves. Le frère de cette dernière possède une agence de voyages : il ne se voit plus attribuer aucun contrat. La Tunisie détient toujours le record mondial de la plus importante présence policière : un policier pour 50 citoyens, hors police secrète.</p>
<p>En Tunisie, on transfère les victimes du régime de Kadhafi dans des hôpitaux militaires bien équipés ; le Conseil révolutionnaire libyen y veille moyennant des sommes substantielles versées à Tunis. Et pendant ce temps là, le gouvernement laisse les grands blessés de la révolution croupir dans des hôpitaux miteux, comme ces deux jeunes manifestants grièvement touchés par des tirs. Paralysés, ils souffrent d’infections graves. L’organisation humanitaire « Tunaide » a lancé un appel aux dons afin de les emmener à l’étranger. Partout, il se dit que le gouvernement de transition ne veut pas entendre parler des martyrs de la révolution. Le système judiciaire serait complètement corrompu, il paraît que même les médecins judiciaires délivrent des rapports d’autopsie falsifiés…</p>
<p>Le gouvernement de transition a pourtant créé trois commissions supposées gérer les cas de morts suspectes et le combat contre la corruption. Mais ces commissions serviraient en réalité à maquiller les dossiers compromettants. L’appareil judiciaire serait paralysé dans sa bonne marche, en voici un exemple avec le cas de ce policier : il a dénoncé publiquement la destruction par le feu des archives de l’ancien régime au ministère de l’Intérieur, une manière d’effacer définitivement les traces de l’ancien régime. Arrêté, c’est sur la pression de l’étranger qu’il a pu sortir de prison. Aujourd’hui, il travaille au sein d’organisations de défense des droits de l’homme qui luttent pour renforcer l’influence de la société civile sur le gouvernement. « Il nous faut rester vigilants », voilà leur mot d’ordre. Ces organisations misent tous leurs espoirs sur les élections et veulent croire en la rédaction d’une nouvelle constitution &#8211; mais pour cela, il faudra attendre que le pays ait voté.</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/lourdes_text1a.jpg"><img class="aligncenter" title="lourdes_text1a" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/lourdes_text1a.jpg" alt="" width="600" height="300" /></a></p>
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<p><strong><a href="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/Bio-Lourdes2.jpg"><img class="alignleft" title="Bio-Lourdes" src="http://monde-arabe.arte.tv/wp-content/uploads/Bio-Lourdes2.jpg" alt="" width="146" height="146" /></a></strong></p>
<p><strong>Lourdes</strong> <strong>Picareta</strong> vient du Portugal et a fait ses études de philologie allemande et d’histoire en Allemagne. Depuis 1983 elle travaille à la pige pour le SWR, une chaîne de télévision allemande. Elle est mère de deux garçons et est de nationalité portugaise-grec, car elle a épousé un homme grec. Les deux ont choisi l’Allemagne comme pays d’adoption.</p>
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