Antoine Glaser : « Possible déstabilisation du Sahel »
04 avril
Comment expliquer la débandade de l’armée malienne, après l’avancée foudroyante des rebelles touaregs au Nord du Mali ? Quel est le rôle de la composante islamiste au sein de la rébellion ? Quelle marge de manœuvre reste-t-il à la junte militaire au pouvoir à Bamako ? Pour répondre à ces questions, ARTE Journal s’est adressé à Antoine Glaser, grand spécialiste de l’Afrique.
Journaliste et écrivain, il a signé plusieurs ouvrages sur ce continent et dirigé pendant près de trente ans „Lettre du Continent“, publication bi-mensuelle consacrée à l’Afrique.
Barbara Lohr, ARTE Journal : Les rebelles touaregs se sont emparés de Kidal, Gao et Tombouctou en trois jours. Comment peut-on expliquer une pareille débandade de l’armée malienne ?
Vous dites qu’ils sont revenus avec des armes de Libye, c’est un arsenal sans précédent dans la région ?
On parle beaucoup des rebelles touaregs du MNLA, mais sur le terrain il y a aussi les islamistes d’Ansar Dine. Quelle est la nature exacte du lien entre ces deux mouvements ?
Est-ce qu’aujourd’hui, le scénario de la scission du pays vous paraît plausible ?
Dans cette région, il n’y a pas que les Touaregs, mais plusieurs autres communautés et des groupes armés qui ne se battent pas pour les mêmes objectifs. Est-ce que vous craignez que les violences affectent la population civile à long terme ?
Quelle marge de manœuvre reste-t-il à la junte militaire ?
