Le monde arabe en révolution(s)

A l’antenne

Le programmes à venir à l’antenne d’ARTE

 

Samedi, 17 novembre 2012 à 18:35

ARTE Reportage

Cette Turquie pro-Assad
De Michael Unger, Thomas Vollherbst, Anne Rigollet et Memet Aksakal
ARTE GEIE – France 2012
Dans la ville d’Antakya à la frontière turco-syrienne, Sunnites et Alaouites coexistaient sans heurts. Mais le soutien du gouvernement turc à l’opposition syrienne, menée par les Sunnites, a déconcerté les habitants de la communauté alaouite, d’où est issu le président Assad.
À Antakya, où le soutien au régime alaouite d’Assad est total, l’hostilité monte envers les Syriens sunnites établis en Turquie depuis des années et les quelques 62.000 réfugiés fuyant la guerre civile. Et partout dans la province, le soutien apparent d’Ankara à l’opposition syrienne met à mal un délicat équilibre ethnique. Des manifestations musclées pro-Assad n’ont pas été relayées par une presse soucieuse de préserver un semblant de paix. Sur place, à la frontière entre les deux pays, l’équipe d’ARTE Reportage a constaté la tension grandissante, entre contrôles douaniers et petits commerces florissants…

Libye : la révolte au féminin
De Charles Emptaz, Conrad Chemetoff, Cédric Corre et Walid Dziri
ARTE GEIE / Keep Shooting – France 2012

Menacées, mises à l’écart, victimes désignées des d’islamistes… On a beaucoup dit sur le sort des femmes après la révolution en Libye. Qu’en est-il vraiment ?
A travers trois portraits, ARTE Reportage a cherché à savoir comment les femmes du printemps libyen vivent leur nouvelle liberté. Quelles en sont les limites et surtout comment les repoussent-elles ?

Nous avons rencontré Soraya en octobre 2011. L’histoire reste taboue, et c’est au prix de grands dangers qu’elle tentera de la raconter. Pendant cinq ans elle a été la prisonnière du colonel Kadhafi, enlevée de force, réduite au rang de courtisane, enfermée dans son harem. A la mort du tyran, elle a décidé de faire éclater la vérité, mais la révolution n’a pas changé la mentalité des hommes.

Au même âge, Rana semble promise à un avenir brillant. Elle fait partie de cette nouvelle génération du printemps arabe, ouverte sur le monde, connectée, toujours entre un texto, un tweet et un débat d’idées. Rana veut faire bouger la société, discours en public, charité, rien ne lui fait peur. A 22 ans, elle rêve déjà d’une femme présidente en Libye.

A Benghazi, Lamia s’est vu offrir des ponts d’or par tous les partis politiques. Elle fut l’une des chevilles ouvrière de la révolution. Quadragénaire, célibataire non voilée elle a tout d’une libérale, mais c’est le parti islamiste et controversé El Watan qu’elle a décidé de représenter. A rebours des idées reçues, elle fait campagne sur l’Education des jeunes, balayant d’un revers de main les questions qui fâchent. L’islam, les traditions, ce n’est pas un objet de débat ici, c’est une question de choix personnel.

Ces trois femmes libyennes qui ne se connaissent pas, ont un point en commun : se battre chaque jour pour exister dans une société encore largement dominée par les hommes. Soraya, Lamia et Rana sont à l’image de la Libye, un pays dont l’histoire reste à écrire.


DEJA DIFFUSE :

Mardi, 09 octobre 2012 à 22:43

I Love Democracy – Turquie

Documentaire de Baudouin Koenig avec Daniel Leconte et Fabrice Gardel
89mn, France, 2012, ARTE F

 

Au moment où les révolutions arabes se cherchent un futur et où l’Europe traverse une crise, la Turquie se présente comme un modèle conjuguant islam et laïcité, démocratie et croissance.

À la tête du régime turc depuis 2002, le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a défini la démocratie comme « un autobus dont on descend une fois le terminus atteint ». C’est pourtant son gouvernement qui a ouvert le procès des généraux putschistes de 1980. Une nouvelle Constitution devrait d’ailleurs remplacer le texte écrit par ces mêmes militaires à la fin de l’année. Garantira-t-elle une véritable démocratie ou renforcera-t-elle les ambitions du Premier ministre ?

Plus d’extraits sur la page « I love democracy : la Turquie »


Samedi, 22 septembre 2012 à 18:35

ARTE Reportage

Kurdes de Syrie

52mn, France, 2012, ARTE F

Alors que les combats font rage à l’ouest de la Syrie, le Nord-Est du pays est relativement épargné depuis le début de la révolution.
Longtemps oppressée par le régime de Damas, les kurdes qui peuplent la région craignent tout autant l’opposition sunnite et se contentent pour l’instant de manifester pacifiquement.
Pour éviter que le conflit ne se généralise, Bachar el Assad a fini par leur concéder de nouveaux droits et depuis la mi-juillet, ils ont même pris le contrôle de plusieurs villes.
Pour la première fois, une équipe d’ARTE Reportage a pu pénétrer dans ce Kurdistan syrien qui regorge de pétrole. Pour la population, l’autonomie est à portée de main, mais les menaces demeurent nombreuses.

Rediffusions :
28.09.2012 à 10:35

 


Samedi, 22 septembre 2012 à 19:30

LE DESSOUS DES CARTES

Syrie : les implications régionales de la crise (2/2)

Réalisateur: Frédéric Lernoud, Présentateur: Jean-Christophe Victor
12 mn, France, 2012, ARTE F

Désormais programmé le samedi à 19.30, le magazine géopolitique d’ARTE décrypte la crise en Syrie.

Les acteurs régionaux et internationaux observent avec la plus grande attention l’évolution de la situation en Syrie. En effet, la crise syrienne a des conséquences qui dépassent largement le cadre de son territoire : migrations, instabilité, enjeux économiques… Le Dessous des Cartes passe en revue les relations que la Syrie entretient avec ses voisins pour tenter de comprendre leurs positions respectives à l’égard de la crise syrienne.

Rediffusions :
27.09.2012 à 07:00
28.09.2012 à 14:15

 


Samedi, 15 septembre 2012 à 19:30

LE DESSOUS DES CARTES

Syrie : les origines de la crise (1/2)

Réalisateur: Frédéric Lernoud, Présentateur: Jean-Christophe Victor
12 mn, France, 2012, ARTE F

Désormais programmé le samedi à 19.30, le magazine géopolitique d’ARTE s’intéresse cette semaine à un pays en révolte : la Syrie.

Depuis plus d’un an, les soulèvements en Syrie remettent en cause le régime autoritaire en place depuis quarante ans. Ces mobilisations s’inscrivent dans la lignée du Printemps arabe. Pour autant, quelles sont les spécificités du mouvement de révolte syrien ? À travers l’histoire, la géographie, la démographie et l’économie notamment, Le dessous des cartes cherche à comprendre les origines de la crise qui ébranle le pays.

Rediffusions :
21.09.2012 à 12:30
27.09.2012 à 14:15


Samedi, 15 septembre 2012 à 18:35

ARTE Reportage

Alep : avec les combattants de l’Armée Libre

52mn, France, 2012, ARTE F


A Alep, les avions de la mort et les canons ne se contentent pas de cibler les forces rebelles : les hôpitaux, les mosquées, les boulangeries, les quartiers résidentiels sont sans cesse bombardés.

Dans la ville, les lignes de front se sont alors multipliées : les combattants rebelles ont répliqué à l’offensive du régime en lançant l’assaut sur plusieurs quartiers. Malgré le déséquilibre des armes, les rebelles ont continué à avancer, à gagner du terrain. Impuissants, face aux bombes et aux canons du régime, les armes ne suffisent pas. Face à l’armée du régime, ils manquent d’expérience et d’organisation. La plupart d’entre eux ne sont que des civils.
Dans ces circonstances, comment les rebelles tiennent-ils tête à l’armée du régime de Damas ? Comment réussissent-ils pourtant à gagner du terrain ?
Sophie Nivelle Cardinale a suivi, pendant une semaine, fin août, une unité de combattants rebelles sur une des lignes de front d’Alep. Alep, deuxième ville de Syrie, devenue depuis fin juillet la capitale des forces rebelles. Alep, où la guerre est devenue le quotidien depuis plus d’un mois et demi.

Rediffusions :
21.09.2012 à 10:25

 


Samedi, 30 juin 2012 à 05:55

SQUARE #24 – Boualem Sansal

Cette semaine, Square reçoit l’écrivain algérien Boualem Sansal, qui se définit comme le chroniqueur de son pays. Rencontre à Paris, où il a reçu ce jeudi 21 juin le Prix du roman arabe.

Nul n’est prophète en son pays. Boualem Sansal ne le sait que trop bien. L’écrivain algérien, admiré en Europe est méprisé, censuré dans son pays, l’Algérie. Ses livres y sont interdits et les islamistes l’ont menacé de mort. Mais il résiste, car pour lui, impossible d’écrire contre la dictature, l’islamisme et la corruption qui rongent son pays depuis l’étranger.

>> Plus sur Boualem Sansal

 


Mardi, 12 juin 2012 à 22h15

BAHREÏN, PLONGÉE DANS UN PAYS INTERDIT

Documentaire – ARTE France, Premières Lignes, 2012, 52mn
Réalisation : Stéphanie Lamorré

Pendant un mois, Stéphanie Lamorré (L.A. Gangs de femmes) a filmé clandestinement la répression des manifestants pour la démocratie au Bahreïn. Des images rares d’une “révolution arabe” oubliée.

Les images sur les événements du Bahreïn sont rarissimes. La petite monarchie du Golfe ne délivre pas de visas aux journalistes. Stéphanie Lamorré vient de passer un mois clandestinement dans le pays et a pu partager la vie des insurgés.
Depuis l’intérieur des villages assiégés, elle a filmé la situation politique et sociale, les manifestations quotidiennes violemment réprimées. Aux côtés de trois femmes, la réalisatrice nous plonge au coeur de la réalité du pays. Zahra, Nada et Zainab : trois regards croisés d’activistes courageuses qui expliquent leur besoin vital de visibilité.

Une révolution invisible
Depuis un an, chaque jour, des femmes et des hommes sortent manifester dans la rue, au péril de leur vie. La répression au Bahreïn a déjà fait plusieurs dizaines de morts. C’est beaucoup pour ce petit pays de 600 000 habitants. Les Bahreïniens demandent la même chose que les Syriens, les Égyptiens et les Tunisiens : la démocratie et la liberté. Mais à l’inverse de la Syrie, au Bahreïn, la majorité, pauvre, de la population est chiite alors que l’élite est sunnite.

Surtout, le Bahreïn est un satellite de l’Arabie Saoudite et un allié occidental. Ce sont d’ailleurs l’armée saoudienne et ses chars qui ont envahi le royaume pour rétablir l’ordre dans les rues…

 


Rediffusion 23 mai à 23h50; et le 31 mai à 10h30 (Première diffusion Mardi, 15 mai 2012 à 23h30)

Du souk à Wall Street

Documentaire – ZDF – Allemagne, 2011, 52mn
Réalisation : Jörg Bundschuh, Matthias Heeder

Fondée sur l’enseignement du Prophète, la tradition bancaire des pays musulmans se révèle être d’une étonnante modernité.

Tout comme les fonds souverains des pays du Golfe – les plus puissants du monde – les économies de la Turquie et des pays islamistes d’Asie du Sud-Est, en plein boom, s’appuient sur une combinaison nouvelle dans laquelle le retour aux valeurs religieuses traditionnelles n’exclut pas une croissance économique moderne.

Cette évolution pourrait aussi s’étendre aux pays du printemps arabe. Les défenseurs d’un système économique et financier islamique sont en effet convaincus qu’islam et modernité ne sont pas incompatibles. Selon eux, les préceptes religieux du Coran et de la charia sont à la base d’un système centré, bien davantage que le modèle capitaliste occidental, sur des valeurs éthiques, qui incluent notamment une juste répartition des risques et l’aide aux citoyens les plus défavorisés.

Toutes les opérations bancaires, surtout, doivent se fonder sur la valeur réelle et il est interdit de prélever des intérêts sur ces échanges. Ainsi, du Vieux Bazar d’Istanbul aux gratte-ciel du Bahreïn, de Dubaï à Abou Dhabi, la « finance islamique » occupe une place de plus en plus déterminante.

Le documentaire, qui donne la parole aussi bien à de simples ouvriers qu’à de nouveaux entrepreneurs ambitieux et à des experts financiers londoniens, expose les éléments d’un système qui, selon de nombreux économistes, va marquer le XXIe siècle de manière décisive.


Vendredi, 4 mai 2012 à 10h30

ARTE Reportage : Algérie : les désespérés de Bab El Oued
De Kamal Redouani et Mohamed Trabelsi – ARTE GEIE / Keep Shooting – ARTE GEIE – France 2012

En Algérie, 65% de la population est âgée de moins de 30 ans. Les dirigeants proclament en boucle que les caisses de l’Etat sont pleines à craquer, 155 milliards de dollars de réserves…

Mais quelles sont les aspirations de cette jeunesse qui regarde éclore autour d’elle les printemps arabes et qui a encore en mémoire les massacres des années de plomb et la guerre civile qui a ensanglanté le pays, entre 1994 et 2002 ?

Malgré l’omniprésence des policiers, Kamal Rednaoui s’est rendu à Bab El Oued, le quartier le plus pauvre et le plus populaire de la ville d’Alger.

Il y a rencontré des jeunes qui revendiquent le partage des richesses et le droit de vivre autrement. Il a croisé d’autres jeunes qui eux, militent pour le boycott des élections législatives algériennes.

Et pour la première fois, face à la caméra, des jeunes islamistes expliquent, à visage découvert, comment ils œuvrent pour diriger un jour l’Algérie…



Samedi 21 avril 2012 à 18h50

ARTE Reportage : Bahreïn : le pays interdit

De Stéphanie Lamorré et Mathieu Goasguen
ARTE GEIE / Premières Lignes TV – France 2012

Depuis un an, une insurrection démocratique remplit chaque jour les rues d’un pays où personne ne va, Bahreïn, le pays oublié du printemps arabe. Cette île, petite monarchie du Golfe Persique de 600 000 habitants, est fermée aux journalistes.

Pour réaliser ce tournage, Stéphanie Lamorré est restée dans la clandestinité, aux côtés du ceux qui se battent pour la démocratie, face à une répression quotidienne, violente, implacable.

Pour le reste du monde, Bahreïn est un pays riche, moderne, en plein essor. En réalité, la monarchie sunnite du roi Al Khalifa est une dictature pratiquant la torture, les arrestations arbitraires, la discrimination à l’égard d’une population chiite à plus de 75%. L’élite est sunnite.

Bahreïn est avant tout un satellite de l’Arabie Saoudite et un allié occidental. Au printemps 2011, lors du début du soulèvement, l’armée saoudienne a envoyé ses chars à Bahreïn pour rétablir l’ordre.

Depuis maintenant un an, chaque jour, des femmes et des hommes de toutes les générations défient le pouvoir de Manama pour demander plus de démocratie. Une population opprimée dans l’indifférence.


 

Samedi 21 avril 2012 à 14h40 (Rediff. 23.04. à 02h10)

Metropolis : Le caricaturiste syrien Ali Ferzat

Avec à son actif quelque 15 000 caricatures publiées à ce jour, Ali Ferzat est une icône du mouvement arabe pour la liberté
zoom

Les dictateurs n’apprécient guère ni la satire ni les caricatures : Ali Ferzat, le plus célèbre caricaturiste du monde arabe né en 1951 à Hama en Syrie, l’a appris à ses dépens. Déjà menacé de mort par Saddam Hussein, il est aujourd’hui poursuivi par le dictateur syrien Bachar el-Assad.

Le 25 août 2011, Ali Ferzat a été enlevé à Damas par des « chabiha », des miliciens pro-Assad qui le rouent de coups et lui brisent les mains en guise d’avertissement. Des passants le trouvent en piteux état dans un fossé, la photo révoltante du caricaturiste amoché a fait le tour du monde, aussitôt suivie d’une formidable campagne de soutien de ses collègues caricaturistes du monde entier : « Nous sommes tous Ali Ferzat ».

En 2000, espérant une plus grande liberté de la presse au moment de l’accession au pouvoir de Bachar el-Assad, Ali Ferzat avait lancé une revue satirique appelée Al-Doumari (L’Allumeur de réverbères), où il dénonçait la corruption et la censure. Mais Assad, plutôt fan au départ, fait fermer le journal dès 2003. Ali Ferzat se rabat alors sur Internet et met ses dessins en ligne. Encore aujourd’hui, il ne relâche pas la pression. Se rétablissant progressivement de ses blessures, il s’est remis à dessiner et à taper là où ça fait mal.

>> Plus de contenus sur Ali Ferzat


 

Lundi 12 mars 2012

à 14:15

SYRIE : PERMIS DE TUER

Bravant les interdits, une journaliste a filmé la révolte syrienne et sa sanglante répression, qui aurait causé 2 200 morts. Un document exceptionnel suivi d’une excellente enquête sur la mainmise de la famille Assad sur le pays.

>> Dossier spécial sur arte.tv

à 14.15

SYRIE : LE CRÉPUSCULE DES ASSAD

 

Documentaire de Christophe Ayad et Vincent de Cointet (France, 2011, 1h12mn)
Coproduction : ARTE France, Bonne Compagnie, INA

Portrait du clan Assad et de sa longue emprise sur la Syrie. Un documentaire subtil qui aide à comprendre les déchirements d’aujourd’hui.

Lorsqu’il accède au pouvoir en juin 2000, Bachar al-Assad apparaît comme un homme gauche et sans charisme. Nombreux sont ceux qui le jugent inapte à succéder à son père Hafez. Mais par une série de manoeuvres et d’alliances, un perpétuel double jeu vis-à-vis des puissances occidentales et une autorité féroce, l’ancien ophtalmologue s’est imposé dans son pays comme sur la scène internationale. Christophe Ayad et Vincent de Cointet, qui ont déjà signé pour ARTE un film sur le conflit du Darfour, reviennent ici sur le règne de Bachar et sur celui de son père, et montrent comment cette famille alaouite – courant minoritaire du chiisme – s’est emparée du pays. Avec l’appui d’images d’actualité, de nombreux entretiens – avec des opposants, des politologues, Émile Lahoud, ancien président libanais, les ministres Hubert Védrine et Bernard Kouchner, Stephen Hadley, conseiller du président Bush… – dévoilent l’histoire et les rouages de ce régime opaque. On comprend ainsi la position cruciale au Proche-Orient d’un pays suspecté d’être directement impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, et qui soutient des mouvements terroristes comme le Hezbollah. Débutant et finissant par des images clandestines des émeutes du printemps dernier, le film montre aussi les limites d’un gouvernement héréditaire qui ne se maintient que par la terreur, l’intimidation et la corruption.

à 15.30

SYRIE, DANS L’ENFER DE LA RÉPRESSION

Documentaire de Sofia Amara (France, 2011, 52mn)
Coproduction : ARTE France, Magnetopresse

Les images exclusives tournées clandestinement par une journaliste française en Syrie. Ce carnet de bord saisissant montre comment s’organise la rébellion et témoigne des exactions du régime.

Pour la première fois depuis le début de la révolte en mars, une journaliste indépendante a pu, en août dernier, se rendre en Syrie, pays interdit aux médias. Munie d’une petite caméra HD, Sofia Amara a suivi au quotidien le travail des comités de coordination de la révolution. À Damas et à Homs, elle a filmé l’organisation des manifestations à la sortie des mosquées. À Rastan, elle a rencontré des officiers entrés en résistance, qui affirment avoir constitué une “armée libre” pour tenter de s’opposer à la répression. À Hama, elle a pu mesurer la violence du régime : bombardements de civils, tirs à balles réelles sur les manifestants, détentions arbitraires, exécutions sommaires, tortures… Ces images et ces témoignages montrent pour la première fois l’implication de membres du Hezbollah libanais et de gardiens de la Révolution iranienne dans les massacres. À la manière d’un carnet de route, ce film raconte aussi les coulisses d’un voyage à haut risque, témoignant des dangers encourus quand on filme une manifestation ou des ruses inventées pour rencontrer les activistes.

La première diffusion était accompagnée d’un chat en direct avec la réalisatrice Sofia Amara. Voir la transcription.

 


Mardi 7 février 2012 à 20h35

Soirée THEMA

LE PRINTEMPS ARABE, UN AN APRÈS

Documentaire de Susanne Sterzenbach, Alexander Stenzel, Stephan Buchen et Lourdes Picareta (Allemagne, 2012, 1h30mn)

Journal de bord collectif
Sélection livres

Verra-t-on, un an après le printemps, s’installer l’été arabe ? Retour sur une année d’insurrections populaires, leurs causes et leurs répercussions.

Les manifestations et soulèvements dans plusieurs pays arabes ont fait la une de la presse tout au long de 2011. L’immolation par le feu d’un jeune Tunisien en décembre 2010 a en effet déclenché en Afrique du Nord et au Moyen-Orient une tempête politique toujours vive, malgré la chute des pouvoirs en Tunisie et en Égypte, le retrait du président Saleh au Yémen et la fin, avec l’aide de l’ONU, du régime de Kadhafi en Libye.
En Syrie, la répression sanglante ordonnée par Bachar al-Assad continue malgré la protestation des pays occidentaux et la présence des observateurs de la Ligue arabe. En Tunisie, la victoire du parti Ennahdha aux élections législatives soulève des inquiétudes, en particulier chez les jeunes et les femmes, qui s’interrogent sur la démocratisation réelle du pays. En Égypte, la reprise des violences policières et militaires contre les manifestants et le résultat des deux premières phases des élections, qui laissent prévoir la victoire des islamistes radicaux, ne sont pas faites non plus pour rassurer les tenants de la liberté.
Enfin, la menace d’une guerre civile revient en Libye, tandis qu’au Yémen, les manifestations anti-Saleh et l’affrontement entre les clans tribaux se poursuivent. Le conflit se situe désormais entre les forces du renouveau, diverses selon les pays et parfois divisées entre elles, et les partisans d’une tradition marquée par la religion plutôt que par les principes démocratiques.
L’année 2012 ne sera pas moins décisive que la précédente.

 

DEBAT
A 22.05 suivra un débat (15 min.), animé par Thomas Kausch.
Les invités :
Mansouria Mokhefi (Responsable du programme Moyen-Orient/Maghreb à l’IFRI, Paris)
Dr. Stephan Roll (Spécialiste du Moyen-Orient au SWP, Berlin)

 

LE DESSOUS DES CARTES
A 22.25 l’émission « Le Dessous des Cartes » sera également consacré au Mondes Arabes :
Depuis la vague de soulèvements qui traverse de nombreux pays méditerranéens et la péninsule Arabique depuis la fin 2010, le monde arabe est souvent présenté par les médias comme un tout. En se dégageant d’une actualité qui ne cesse d’évoluer, Le dessous des cartes expose la géométrie variable de cet ensemble pas si homogène.Vendredi 20 janvier 2012 à 20h35

 


ARTE Cinéma

BEYROUTH HÔTEL

Réalisatrice : Danielle Arbid
Année : 2012
Pays : France, Liban – Coproduction ARTE
Acteurs : Charles Berling , Darine Hamzé, Fadi Abi Samra, Rodney El Haddad, Paul Mattar, Karl Sarafidis, Randa Kaadeh

Zoha et Mathieu se rencontrent un soir, à Beyrouth. Elle, jeune chanteuse libanaise, qui essaie de s’affranchir de la mainmise de son ex-mari. Lui, avocat d’affaires français en mission, progressivement surveillé puis suspecté d’espionnage. Ils vont vivre pendant quelques jours une histoire d’amour faite de peurs et de désirs, d’intrigues et de violence. Beyrouth Hotel est une romance sur le fil, à l’image d’un pays vacillant entre guerre et paix, où d’un instant à l’autre, tout peut chavirer…

Danielle Arbid, Prix Albert Londres en 2001, livre avec son troisième long-métrage l’histoire d’une romance incandescente dans une capitale libanaise au bord de l’implosion. Ni militante, ni politique, cette fiction, dont la sortie salle était prévue le 19 janvier à Beyrouth vient pourtant d’être interdite, jugée «dangereuse pour la sécurité du Liban».

Ecoutez l’interview de Danielle Arbid

 


Mardi 10 janvier à 22h35

Série documentaire

I LOVE DEMOCRACY : LA TUNISIE

Documentaire de Fabrice Gardel et Franck Guérin (France, 2012, 1h30)
Coproduction : ARTE France, Doc en Stock

Pour le premier numéro de la collection I love democracy, son créateur Daniel Leconte a choisi la Tunisie. C’est en effet la révolution de jasmin qui a donné le coup d’envoi du “printemps arabe”. Et la Tunisie est aujourd’hui devenue le baromètre de tout le monde arabo-musulman. Un an après la chute du régime de Ben Ali, ce film plonge au cœur de cette démocratie naissante : il capte les enthousiasmes, les espoirs, la formidable énergie d’un pays qui découvre la liberté, mais pointe aussi les menaces, les peurs et les combats à venir. Il raconte de l’intérieur, à travers des histoires particulières, les paradoxes de la Tunisie nouvelle. Des témoignages complétés par des interviews exceptionnelles, et un entretien exclusif avec Moncef Marzouki, le nouveau président tunisien.


Samedi, 22 octobre

ARTE Reportage

à 19.15

SYRIE : VOYAGE AU PAYS DE LA TERREUR

Reportage de Nicolas Hénin (Grande-Bretagne 2011)
Coproduction: ARTE GEIE, Solas Films
En Syrie, la répression se joue à huis-clos. Pendant une dizaine de jours, un périple clandestin a amené Nicolas Hénin de ville en ville, de village en village jusqu’à Homs la rebelle. Au centre du pays, là où bat le coeur de la révolution. Dans cette ville assiégée par les chars du régime, Nicolas Hénin a rencontré des opposants pourchassés, des manifestants enthousiastes et des soldats déserteurs.

TUNISIE : LA DÉMOCRATIE BALBUTIANTE…

Reportage de Coline Tison, Pierre Creisson et Alexandra Kogan (France 2011)
Coproduction : ARTE GEIE, Camicas Production
La Tunisie se rend aux urnes le 23 octobre, pour élire une Assemblée constituante. Une étape importante neuf mois après la révolution qui a chassé le dictateur Ben Ali du pouvoir le 14 janvier 2011. Mais l’après-révolution n’est pas sans écueil…
Balayant d’un revers de la main le souvenir du parti unique, 11 000 candidats s’affrontent pour gagner un des 217 sièges de députés. La montée en flèche du parti islamiste Ennadha – interdit sous le régime Ben Ali – inquiète les partisans de la démocratie.

 


 

Dimanche 2 octobre

JOURNÉE DU CINEMA ARABE :

Deux courts et quatre longs métrages pour parcourir le vaste monde arabe et explorer le temps, du Caire de 1958 au Casablanca des années 2000, de Youssef Chahine à Hiam Abbass.
>> pour voir des extraits, consultez Cinéma sur ARTE

à 20.40

SATIN ROUGE

Réalisateur: Raja Amari
Année: 2002
Pays: France, Tunisie
Acteurs: Hiam Abbass, Hend El Fahem, Maher Kamoun, Faouzia Badr, Nadra Lamloum, Abou Moez El Fazaa, Salah Miled, Monia Hichri
Dans l’univers chatoyant d’un cabaret, sur fond de danses et de musiques orientales, Raja Amari raconte de façon originale comment une femme tunisienne se délivre de la tradition et découvre sa sensualité.
Lilia élève seule Salma depuis la mort de son mari et s’inquiète de ses fréquentations, car la jeune fille sort souvent le soir. Une nuit, alors qu’il se fait tard, Lilia, angoissée, part à la recherche de sa fille. Elle entre dans un cabaret, le Satin rouge, pensant la trouver là. Troublée par la musique, les hommes et les danses orientales, elle s’évanouit. Pourtant, elle revient le lendemain, irrésistiblement attirée par ce monde qu’elle ne connaît pas…

à 22.15

MASCARADES

Réalisateur: Lyes Salem
Année: 2007
Pays: France
Acteurs: Sarah Reguieg, Mohamed Bouchaib
Un village quelque part en Algérie. Orgueilleux et fanfaron, Mounir aspire à être reconnu à sa juste valeur. Son talon d’Achille : tout le monde se moque de sa sœur, Rim, qui s’endort à tout bout de champ. Un soir, alors qu’il rentre ivre de la ville, Mounir annonce sur la place du village qu’un riche homme d’affaires étranger a demandé la main de sa sœur. Du jour au lendemain, il devient l’objet de toutes les convoitises. Aveuglé par son mensonge, Mounir va sans le vouloir changer le destin des siens…

à 23.45

WHAT A WONDERFUL WORLD

Réalisateur: Faouzi Bensaïdi
Année: 2006
Pays: France, Maroc, Allemagne
Acteurs: Faouzi Bensaïdi, Nezha Rahil, Fatima Attif, Hajar Masdouki, El Mehdi Elaaroubi, Mohammed Bastaoui
Casablanca. Kamel est un tueur à gage qui reçoit ses contrats par Internet. Après chacune de ses exécutions, il a pris l’habitude de voir Souad, une prostituée occasionnelle. Pour la joindre, il appelle sur le portable d’une amie de la jeune femme, Kenza, une agent de la circulation. Bientôt, Kamel tombe amoureux de cette voix, tandis que Hicham, un hacker rêvant de partir en Europe, s’infiltre dans son réseau…

à 15.50

GARE CENTRALE (Bad el Hadid)

Réalisateur: Youssef Chahine
Année: 1958
Pays: Egypte
Acteurs: Hind Rostom, Farid Chawki, Youssef Chahine
Kenaoui est vendeur de journaux dans la gare centrale du Caire. Amoureux de Hanouma la vendeuse de soda, il tente de la séduire. Mais la jeune femme est éprise d’Abou Serib, le bagagiste. Vexé d’être mis à l’écart, Kenaoui décide d’assassiner Hanouma mais se trompe de femme et agresse une voyageuse.
Présentée au Festival de Berlin 1958 en compétition. Meilleure interprétation masculine.

à 15.10

MARIONETTISTES (Garagouz)

22 minutes
Court métrage, Algérie 2010, inédit
Réalisation : Abdenour Zahzah
Mokhtar vit de son métier de marionnettiste. Il se fait aider par son fils Nabil dont il fait ainsi l’apprentissage. Avec sa vieille camionnette, il parcourt les rares écoles de la campagne morose… En chemin, Mokhtar et Nabil croisent beaucoup de gens sympathiques, mais aussi des policiers inflexibles et des fanatiques religieux.

à 15.30

CONDAMNATIONS

15 minutes
Court métrage, France/Tunisie 2010, inédit
Réalisation : Walid Mattar
Janvier 2009, dans une banlieue de Tunis qui ressemble à toutes les autres. Quatre amis tuent le temps dans un café de leur quartier. Les matches de foot d’abord, puis les images de guerre diffusées par la petite télévision du bistro captivent leur attention et comblent leurs journées qui risqueraient sinon d’être d’un mortel ennui.

 

Mercredi 21 septembre à 20.40

GOOD BYE MOUBARAK !

Documentaire de Katia Jarjoura (France, 2010, 1h15mn)
Coproduction : ARTE France, AMIP
Fin 2010, l’Égypte, en pleine période électorale, est au bord de l’explosion. Chronique d’une révolution annoncée, ce film lève le voile sur l’avenir incertain du pays, qui prépare ses premières élections depuis la fin de l’ère Moubarak.
Décembre 2010. Aux législatives, la victoire écrasante du parti au pouvoir engendre la colère de la rue contre la dictature et sa corruption généralisée. L’étincelle de la révolution tunisienne va mettre le feu aux poudres, et accélérer la chute du régime après plus de trois décennies de règne sans partage. Islamistes, jeunes bloggeurs du Caire, ouvriers de province, coptes d’Alexandrie… : tous vont envahir la place Tahrir et fraterniser dans un élan historique. Tourné fin 2010, le film leur donne la parole avant qu’ils ne tournent une page de leur histoire lors d’un nouveau scrutin législatif, annoncé pour l’instant en septembre.
Suivi d’un débat.
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