30 septembre
L’esprit de la révolution ne souffle plus. C’est ce qui frappe en premier quand on débarque à Tunis : toute trace visible de révolution s’est évaporée. Les murs ont été badigeonnés de blanc ; les autocollants, banderoles et autres graffiti ont disparu. [...]
ARTE dédie le 2 octobre une journée au cinéma arabe. Nous avons contacté cinq réalisateurs qui nous racontent ce qui a changé au niveau cinématographique depuis le Printemps arabe. Première rencontre avec Yousry Nasrallah, réalisateur égyptien de renommée internationale. [...]
Hicham Ayouch est le symbole du dynamisme du cinéma marocain. Né en France de parents d’origine marocaine, il affronte pas mal de tabous avec son cinéma et ses documentaires. Le jeune réalisateur aime choquer et provoquer, comme il vient de nous le prouver dans « Fissures », sorti en salle en France au printemps dernier. Mais comment réaliser maintenant des films au Maroc dans l’après Printemps Arabe ? Réflexions et espoirs… [...]
ARTE diffusera le 2 octobre dans le cadre de la journée du « Cinéma du monde arabe » le film qui l’a révélée en tant qu’actrice en 2002, « Satin rouge ». Aujourd’hui réalisatrice, Hiam Abbas rentre tout juste d’un tournage pour son premier long métrage, « Héritage », en coproduction avec ARTE. Elle nous livre ses réflexions par rapport au Printemps arabe en tant que Palestinienne d’Israël vivant en France la plupart du temps et qui a tourné son film entièrement en dehors des territoires arabes. [...]
Petit retour dans l’histoire du film algérien avec Merzak Allouache, aussi bien à l’aise dans le cinéma (« Omar Gatlato ») que dans le documentaire (« Vie et mort des journalistes algériens » réalisé pour ARTE) ou la fiction et des émissions humoristiques (il vient de finir « The Bay of Algiers » pour la télévision algérienne). Le réalisateur à la renommée internationale qui dénoncait déjà en 1994 l'intégrisme religieux dans « Bab el-Oued City » prouve qu'il est capable de filmer autant le réalisme cru de la guerre ou de la traversée des immigrés clandestins ("Harragas"), que les mécanismes du rire (« Chouchou »). [...]